Satyricon - Mother North

# Posted on Thursday, 17 July 2008 at 6:21 PM

Debat Philosophique

Debat Philosophique
Propagande DRK – parano

03/07/08

[ Débat ]

Car il est de ces choses plus consternantes qu'horripilantes et douloureuses, aujourd'hui je voudrais vous faire part d'un sujet innommable mais qui parlera de lui-même à ceux qui pourront le comprendre, c'est du moins un dilemme qui je pense touche beaucoup d'entre nous, ou qui nous a tous touché au moins une fois dans notre vie.

La marginalisation est, paraît-il, notre force à tous, puisque nous l'avons choisie. Et si nous ne l'avons choisie, elle est toute de même là, présente, et il est dur de s'en défaire, comme vous le savez certainement. Mais qu'y a-t-il au delà de ça ? Chacun a son passé, chacun a ses histoires de c½urs, chacun a ses peur et chacun a ses craintes. Mais est-ce que cette forme de rébellion par rapport à nos vies vient elle de là ? Je doute qu'il y ai énormément de personnes ici présentes qui puissent m'en affirmer le contraire, mais je reste ouvert à toute propositions durant ce débat, car après tout, il sert à ça. Ce côté sombre et mystique que si peu de personnes arrivent à comprendre, ou à vivre, pourquoi nous, nous le pouvons ? Au lieu de se dire cela, pourquoi se demander si nous sommes heureux ainsi, et que notre vie ne pourrait changer positivement si nous ne changions pas ? Il y tant de questions que nous nous posons chaque jour par rapport à ça, mais en trouverons nous la réponse ?

Personnellement, au fond de moi même, et en étant le plus franc du monde avec vous, je suis heureux ainsi, et en même temps je ne le suis pas. Je pense avoir acquis une certaine forme de connaissance que ceux qui ne sont pas comme moi ne pourront pas comprendre tant qu'ils ne l'auront pas vécus. Et c'est là que je me sens heureux. Je me sens heureux car je connais quelque chose qu'eux ne connaissent pas, mais ce fait inexplicable me rend en même temps malheureux, car justement il est inexplicable. Paradoxalement à ça, eux, les autres, qui ne connaissent pas ce que je connais ne peuvent comprendre donc, mais sont heureux sans le connaître, alors qu'est-ce que le bonheur finalement ? Qu'est-ce que vivre avec une forme de connaissance qui nous hante, mais qui est devenue un besoin vital et inextricable ?

Je vous laisse méditer là dessus...

Tendrement,

Tjodalv

# Posted on Sunday, 06 July 2008 at 11:54 AM

Edited on Sunday, 06 July 2008 at 7:19 PM

Suprémacie ?

Suprémacie ?

Période de doute ? Je ne sais pas, je ne sais plus... Que voudrais-je en fin de compte ? Tout me manque tellement ces temps-ci... mes deux grands pères sont décédés en mai, et je ne m'en remet toujours pas... Bonne maman a fait un malaise l'autre jour, elle a beau être rentrée chez elle maintenant, je crois que la perdre en plus de vous avoir perdus me ferait très mal. Pourquoi n'es-tu plus là aujourd'hui pour m'écouter et me conseiller ? Je me souviens de cette enfance avec toi grand-père, St-Jean de Luz, ma première cigarette à 8ans cachés derrière les buissons pour que mes géniteurs ne me voient pas. Les croissants que nous allions acheter ensembles le matin alors que les cousins dormaient encore. La Rhune que nous avons montés tant de fois. Cet été j'y retourne. Je crois que rien qu'en montant dans le train pour aller là-bas j'exploserais en sanglots... La dernière fois que je t'ai vu grand père, c'était chez toi à Croix, tu allais plut bien, nous avions me eu un long débat philosophique sur la religion ce jour-là. Toi qui avait entrepris des étude de Théologie pour devenir prêtre. Comment arrivais-tu à garder en toi cette foi si profonde ? Tu me manques grand-père. La dernière fois que je t'ai vu, c'était au funérarium en fait... Je me souviens m'être penché sur ton corps, une larme coula et après t'avoir apo un baiser sur le front, je suis parti prier pour toi. Tu sais pourtant mieux que quiconque à quel point je hais cette religion. Mais j'ai prié ce jour-là. J'ai prié pour toi, avec toi. Tu sais que les églises sont ma plus grande peur, surplombant certainement toutes les autres. Hé pourtant, six ans après, je suis entré dans cette havre de souffrance pour t'y enterrer... Tu me manques grand-père :'( Ne m'oublie pas... Toi qui arrivais à me consoler et qui étais le seul à connaître la vérité sur ce qu'il s'est passé là-bas, pourquoi n'as-tu rien fait ? Je me souviens que nous étions allongés sur ton lit et que, me confiant à toi une larme a coulé, malgré tes tentatives pour la dissimuler, je l'ai vu, et je ne l'oublierais jamais... Je t'aime.

# Posted on Thursday, 03 July 2008 at 10:09 AM

Tjodalv

Tjodalv

[ ... Dans un monde où l'intelligence est morte face au paraître... ]

# Posted on Sunday, 01 June 2008 at 8:06 AM

Edited on Sunday, 01 June 2008 at 9:08 AM

Un an.

Un an.
Un an.

Oui, un an.

Il y a encore un an pile, j'étais encore chez toi, oui, chez toi... Il y a un an je reprenais goût à la vie avant que le monde ne s'effondre sur moi, une nouvelle fois. Il y a un an, j'allais encore en cours habillé de bleu de jaune et de blanc, de couleurs que j'arrivais tout de même à porter même si j'avais toujours cette non aisance à mettre des couleurs. Aujourd'hui j'en serai incapable. Il y a un an, je pouvais encore me lever le matin et te sentir près de moi, partout autour de moi, avec moi, en moi. Il y a un an, tout allait mieux. Et il y a onze mois, tout s'effondra, une nouvelle fois.

Ces derniers temps, tout le monde s'est donné le mot pour me faire sombrer dans une passe nostalgique. J'ai besoin de toi, j'ai besoin de te revoir. J'ai besoin que tu sois là pour moi, comme avant. Je voudrais tellement retourner un an en arrière. Il n'existe aucun sentiment plus fort en moi que ce dernier. Il y a un an, j'étais encore avec toi. Il y a un an, je me barrais le midi pour aller fumer un joint avec Sam, et revenir en cours de Français complètement défoncé, resplendissant la joie de vivre, à taper la discute à cette prof que j'appréciais tellement. Elle aussi elle me manque. Eux aussi ils me manquent, tout me manque. Mais Toi, tu me manqueras sûrement toujours.

Je me souviens de ces nuits où, allongés dans l'herbe, une roulée au bec, où j'écoutais Penumbra que je ne peux plus écouter aujourd'hui car cela me fait penser à toi. Je découvris avec toi, je contemplais la nuit. Il devait être quatre heures du matin, je m'en fichai, je renaissais enfin, j'avais retrouvé une raison de vivre depuis la mort de Phoebe qui me tua, tu le sais si bien...

Il y a un an, je vivais déjà chez Eva, elle n'étais pas si méchante que ça en fait, elle étais juste blasée par Peter, et tout ça tu le sais ! Mais merde, que me veux-tu ? Qui es-tu ? T'ai-je seulement une seule fois demandé si tu avais pensé à moi ? Il y a un an, je suis parti en pleine nuit rejoindre Ellen chez elle pour l'empêcher de faire une énorme bêtise. Il y a un an, je vivais. Il y a un an je vivais ...

Il y a un an, j'étais avec Tom et Ellen sur la plage de Glenelg. Ce sont des souvenirs qui seront pour moi à jamais gravés dans ma mémoire. Et même si je sais que je te rejoindrais d'ici un à deux ans, en attendant je souffre. Je souffre et j'ai besoin de Toi. Dieu est mon ami. Dieu, c'est Toi. Et aujourd'hui, j'ai besoin de Dieu, ce Dieu qui réussit à me faire reprendre goût à la vie avant que tout ne s'effondre, il y a un an.

Il y a un an, j'étais encore en ville avec Ezechiel au cyber-café, après deux semaines sans aucune nouvelles données à personne exceptés ceux qui, il y a un an vivaient avec moi. Il y a un an Orietta m'accueilit chez elle du mieux qu'elle put malgré son âge et sa lassitude du quotidien. J'espère avoir pu faire mon maximum pour cette pauvre femme qui n'avait qu'une seule envie, rentrer dans son pays, comme moi dans le mien aujourd'hui...

Il y a un an, j'étais avec Sam à Marion Center, par le bus n°137 passant par Brighton, non loin de chez Ellen. Brighton... Dave Thompson, moi qui n'ai pas été très correct avec vous en ne me fiant pas entièrement au règlement, j'espère que vous aviez réellement perçu ce jour-là qui j'étais, et que je n'avais jamais voulu tout ça... Pardon également à Graham qui me retrouva ce jour-là en larmes de sang et qui me confia des choses que jamais personne ne saurait comprendre.

Il y a un an, il y a avait encore une vie en moi, un brin de joie de vivre, et de renaissance, il y a un an, tout s'effondra, une nouvelle fois. Il y a un an, alors que je devais êtes en cours de Photographie avec Mr Turman, Rhiannon, Kathleen, Tom et moi étions dehors, sur la pelouse, à faire des photos débiles et à jouer avec un ours en peluche mascotte emprunté quelques heureux auparavant à l'accueil.

C'est ce jour-là que je découvris au mieux la culture des jeunes, et le train-train quotidien de ces amis, devenus si chers à mes yeux. Comme dans le clip de Green Day " Jesus Of Suburbia ". Les barbecue à Glenelg sur la plage jusqu'à deux heures du matin, les initiations à l'entrée dans leur groupe, leur mode de vie, les nombreuses après-midi au skate park avec Ellen, Tom, Matt et Sean, jamais je n'oublierai ces moments. Il y a un an.

Je voudrais revenir sur cette vieille route en début de soirée ou au loin des collines, je percevais la clarté s'éteindre en une lueur orangée pour laisser place aux ténèbres, le lendemain, je mourrais une seconde fois. Le lendemain j'allais te quitter, Toi, Dieu qui m'avait fait redonner goût à la vie. Il y a un an je mourrais, par sa faute. Ce jour là, j'eus à te quitter, mais ce lendemain là je te fis la promesse d'un jour revenir, car tu fais partie entière de ma vie et que je ne pourrais jamais vivre sans te revoir, ne serait-ce qu'une dernière fois, ou une énième...

Que reste-t-il de tout cela ? Que reste-t-il de cette mémoire à saturation qui ne demande qu'à retourner un an en arrière. Juste un an. Rien qu'un an. Un an... UN AN !

Adelaide, Australie, un an plus tard, je me souviens, et je veux rentrer CHEZ MOI






Music : Eminem - Cleanin' Out My Closet.

# Posted on Wednesday, 28 May 2008 at 7:03 AM

Edited on Saturday, 31 May 2008 at 4:47 PM