Ambiance Nocturne

Ambiance Nocturne
Déjà petit j'aimais le contact du froid. Combien de fois ma mère ne m'a-t-elle pas forcée à mettre un pull, une cagoule, des moufles et de grosses paires de chaussettes en laines. C'est plus fort que moi, on a beau être fin novembre, je n'arrive pas à me débarrasser de mes t-sheerts pour quelque chose de plus chaud. Et je pense que cela ne changera jamais, on est tête de mule ou on ne l'est pas.

Co
nnaissez-vous cette sensation si familière et bienfaisante que le froid ? Ce doux souffle de la brise qui vient effleurer votre peau sèche à vous en faire trembler. Cette odeur de nuit, de froid, de sapin, de feu de cheminée, cette si fluette volupté naturelle et enivrante. Tant indescriptible, impalpable et corruptrice que cette sensation et ce bien-être profond qui entre en moi lorsque je suis dehors. Rien à voir avec cette saloperie de soleil qui te crame la gueule, te fais suer des litres et t'oblige à suivre tes parents dans le sud pour voir des minettes fashions enduire leur corps siliconé d'huiles grasses et dégueulasses en tout genre.

Le fr
oid est mon ami, mais un ami est souvent celui qui trahis le mieux. Je crains le froid comme je peux craindre la chaleur. Mais j'aime l'univers et l'ambiance qu'on rencontre lorsque l'hiver se fait sentir. Ces senteurs diverses et fraiches que nous humons fortement pour en ressentir tout l'éclat d'oubli. La neige, si pure et fertile qui s'abat sur les champs déjà gelés. Ces grands arbres dénudés de leurs feuilles, ces branches lugubres qui s'apitoient les unes sur les autres.

Que j'aime cette ambiance... Noël, malgré le côté religieux de la chose a vraiment quelque de bon et de fort. Ce n'est pas cette année que je commencerai à me plaindre du froid ou du mauvais temps. Le mauvais temps que vous considérez, est pour moi mon rayon de soleil. Soulignez bien le côté paradoxal de la chose. Je crois que je pourrais vivre toute l'année dans ces conditions, mais sans oublier que mes sources et que la base de chaque être humain est aux couleurs chaudes et au soleil. Je ne peux vous mentir nime me mentir à moi-même en vous disant que je n'aime pas la chaleur. C'est une sensation agréable et perverse, mais je ne comprends pas ceux qui détestent le froid. Vous perdez l'occasion de vivre dans un autre univers durant six mois de l'année.

Journal du 17 Novembre 2008


M
on Amandine, mon ange, mon amour, ma chérie, ma puce, mon trésor, ma mienne. L'un comme l'autre nous savons que le manque de confiance que j'ai en moi-même nous amène à avoir de temps en temps certains différents. Néanmoins, et je crois que nous en avons déjà suffisamment parlé, notre amour triomphe et triomphera toujours. Si j'ai eu certaines crises de jalousies ou si je t'ai fait certains reproches, c'était uniquement par peur de te perdre ou que tu ne m'aimes plus. On va dire que la crise post-Noël est passée. Seulement, et je crois que tu le sais, l'un comme l'autre nous avons eu des relations assez spéciales avant de nous mettre ensemble, et cela a forgée, en moi du moins, une sorte de crainte subjective et incontlable qui me rend paranoïaque de toute chose. Même s'il n'y eut rien de fondée ou de ritable dans les peurs que je t'ai confiée cette nuit--à part avec les articles d'Aza- cela ne m'empêche pas de m'en vouloir ou de penser que tu m'en veuilles...

Je suis comme ça, j'ai sans cesse besoin d'être rassuré ou d'entendre ta douce voix me murmurer à l'oreille que tu m'aimes. J'ai sans interruption possible besoin de voir tes yeux se poser sur moi et tes lèvres esquisser un sourire plein d'envergure et de douceur. Je ne peux m'empêcher de te raconter tout ce qu'il se passe dans ma vie et que tu saches tout ce que je penses de toi. Je ne peux m'empêcher de me sentir mal lorsque tu m'oublies ou que tu t'endors involontairement. Je ne doute jamais de notre amour, je ne le peux, ce serait mettre fin à mes jours, mais je me reproche toujours ce manque de confiance en moi-même. Et c'est pour cela que je souhaiterais m'excuser auprès de toi pour ces préoccupations que j'ai pu te donner ces derniers temps. Seulement tu sais à quel point il m'est difficile de ne pas avoir peur.

Journal du 21 Novembre 2008


Me
voilà dans le train pour Wimereux. Survivrai-je ce week-end enneigé sans toi ? Il y a une heure encore j'étais dans tes bras, dans cet univers froid et lumineux qu'est la période des fêtes de fin d'année. Dans mes rêves les plus fous d'enfants lorsque j'étais encore à Courset, c'était ces moments que je parcourais dans mes nuits cauchemardesques. L'image que j'avais de moi, parcourant la nuit noire sous ce manteau de guirlandes électriques. Cette nuée d'ampoule clignotantes ou non, grosses, petites, rondes, carrées, triangulaires. Ces cabanes en bois du marché de noël, l'ambiance hivernale que procure le marchand de marrons chauds au coin de la rue. La grande roue, majestueuse sur la grand place, et cet espace invisible mais bel et bien présent qui nous fait ressentir tous ces bienfaits.

Mains d
ans la main, parcourant avec attention les différents stands dont la neige synthétique trône, immortalisant ce moment festif. Il est vrai que ces derniers temps nous n'avons plus eu énormément de temps à passer ensemble. Que ce soit chez moi durant la semaine ou sur Lille le week-end. Mais rassure toi, une foule de surprise t'attends bientôt. Les vacances arrivant à grands pas, la bonne bouffe, les cadeaux, les joies, les rires et les pleurs de chacun.

J
e me souviens d'un rêve bien étrange que je faisais encore il y a quelques mois mais qui s'est manifesté la première fois lorsque j'étais encore tout petit. Une sorte d'idéal de vie. Comme un fantasme qui me paraissait irréalisable mais qui m'empêchait de vivre. Une sorte d'univers indescriptible, mais qui ressemble étrangement à ce que j'ai pu écrire jusque là. Ce monde assombri par la nuit, le froid et le vent. Ces deux jeunes personnes aimantes que nous sommes. Ces flammes qui, sans aucune source de lumière, brillent dans la nuit lorsque nos regards se croisent. Ce sentiment de liberté qui nous habite. Cette nonchalance et ce besoin irrémédiable de l'un pour que l'autre se s'éteigne pas. cette étoile dans le ciel qui ne demande qu'à s'allumer mais qui reste sur ce monde infâme par amour de celle que tu es.



Sur un air de...

# Posted on Saturday, 22 November 2008 at 11:25 AM

Holidays

Holidays
Extrait du journal du 17/10/08.

Introduction


Voilà que dans une petite semaine déjà je m'en irai passer ces vacances que j'appréhende tant... Pourquoi un adolescent est il toujours obligé de suivre ses parents à la trace et que comme réponse à cette question il n'en résulte uniquement "parce que c'est comme ça" ? Moi je ne n'aime pas comme ça. En fait moi je n'aime pas les vacances. Certains me prendront pour un blasé et un gosse de riche - que je suis d'ailleurs - mais mes parents m'ont rendus allergique aux vacances. A chaque fois c'est pareil. Quelle que puisse être la destination je sais avec précision tout ce qu'il va se passer et comment tout se terminera. C'est à dire mal.



BIG BROTHER VOUS REGARDE !


Bonjour ! Je m'appelle Xavier, j'ai 16 ans, j'habite Lille, je vis toujours chez mes parents, j'ai un petit frère no-life, un chat, deux chiens, et je suis malheureux. Quoi de plus typique qu'un jeune homme qui ne cherche qu'une porte de secours à un passé qui le rattrape ? A croire que le monde des adultes et mon monde imaginaire ne coïncident pas. Seriez-vous d'avis - comme tant d'autres - de dire que l'adolescence est une phase où l'enfant n'a pas pleine conscience de ce qu'il s'apprête à faire de sa vie ? Jean-Paul Sartre a dit : "Les enfants sont des monstres que les adultes créent avec leurs regrets". Si l'on se pose la question existentielle pourquoi sommes nous ici, il paraîtrait logique et même plus que légitime de répondre par un long discours philosophique ennuyeux qui tourne globalement sur le bonheur. Non ? Moi c'est ce que je pense. Or les gens ne sont pas heureux. Ah vous souriez ? Parce que vous pensez que c'est drôle peut-être ? Vous croyez au bonheur parfait vous ? Moi oui. Mais si je vous le dis je devrai vous tuer après, dommage hein. Non mais franchement, se faire réveiller à 6h40 chaque matin par une sonnerie hideuse pour aller respirer les gazs d'échappements de la ville, voir des pubs en écran géants, se faire taper sur les doigts parce que l'on est en retard au boulot, reprendre l'activité commencée la veille qui nous emmerde, faire une pause café, continuer à faire ce que l'on faisait sans même savoir ce que l'on fait, bailler un grand coup, regarder l'horloge, manger, rentrer, se coucher. Ça vous plait vous ? J'ai longuement réfléchi à tout ça, et je crois avoir trouvé ce que l'homme redoute le plus au monde. L'ennui. Pour remédier à ça il s'occupe. Si seulement il pouvait le faire de manière utile, intéressante et non si oppressante...


Et lorsque 900 ans comme moi tu auras, moins en forme tu seras.


A vous très chers et peu nombreux lecteurs, pensiez vous que j'aurai pu omettre de citer ici le nom de ma bien aimée ? C'est bien peine perdue d'essayer de m'en dissuader, son nom et son doux visage me reviennent sans cesse en tête. D'ici une dizaine de jours, nous fêterons nos quatre mois. Si dans la vie de tout les jours cela n'apporte rien à chacun, à moi, ça me fait chaud au c½ur. Car si nous atteignons ce cap "fatidique" et vu comme nous sommes partis, nous allons en atteindre bien d'autres, cela voudra dire qu'après Bili, je n'ai jamais eu de relation aussi longue avec quelqu'un. On s'attaque au gros de la bête ma puce ? Encore cinq ans et on établira un nouveau record... J'espère que d'ici là nous aurons eu chacun de notre côté les changements nécessaires dans nos vies à un bonheur plus propice que par ces si sombres temps qui nous guettent...

Une semaine ça passe vite. Ça fait plus de deux mois que l'on se voit tout les jours, ça ne sera pas forcément si mal que ça de faire le point chacun de notre côté. Je me dis que lorsque l'on se reverra ce sera encore mieux et on passera la nuit à se raconter des histoires à la con complètement déchirés au champagne à se chatouiller... C'est marrant, je me surprend à sourire quand j'écris ce genre de phrase. Prend soin de toi mon ange. Et si tu as un problème, je ferrai tout pour rentrer te voir, promis. Tu vas me manquer quand même... Je t'aime



Humeur : [ • • • • ]
Amour : [ f u l l ]
Moral : [ • • • ]
Nicotine : [ • • • • • • ]
Alcool : [ • • • • ]
Santé : [ • • • • ]

Music : Eminem - Cleanin' Out My Closet
Photo : Souvenirs d'Australie ( Jetée de Glenelg )

# Posted on Thursday, 23 October 2008 at 5:11 PM

Edited on Thursday, 23 October 2008 at 6:59 PM

Ab Imo Pectore

Ab Imo Pectore
Tell Me That Past Time Won't Die...

Voilà qu'une nouvelle fois j'ai déserté ces lieux trop longtemps. Qu'à cela ne tienne, je vais tenter de vous pondre un nouvel article digne de ce nom. Après tout, j'ai le temps, puisqu'Elle n'est pas là aujourd'hui. A mon grand malheur d'ailleurs... Cela dit, le week-end que nous venons de passer ensemble m'a fait du bien tu sais. Si je pouvais, je passerais chaque moments de ma vie blottis dans tes bras...

Bref, cessons de tergiverser et venons en au fait. Vous voulez quoi ? Savoir ce qu'il se passe dans ma vie depuis mon dernier article ? Soit. Ma vie depuis trois mois se résume à Elle comme vous avez déjà pu le comprendre. Mais vous voudriez peut-être que je vous raconte en détail notre relation ? Malheureusement, [ Vous n'avez pas l'accréditation nécessaire pour accéder à cette information ]. La seule chose que vous pouvez savoir, c'est que je ne m'adresse désormais plus à vous, NOUS nous adressons à vous. Elle a prit pleine possession de mon corps et personne ne pourra me détacher d'Elle.


Abusus Nom Tollit Usum

O mon ange, voilà donc que le cap des trois mois sera passé dans une petite semaine. Si un avis objectif devait décrire l'avancée de notre relation, que constaterait-il ? J'ai rêvé de ça cette nuit. Lorsque l'on regardait le film, tes yeux pleins d'étoiles qui me regardaient fébrilement me disaient à quel point notre amour pouvait être grand. Penses-tu que les gens se disent cela également ? Après tout on s'en fout des gens. Ce qui compte, c'est nous. Parfois, quand je repense à mon passé et principalement l'an dernier, je me dis qu'à l'époque je rêvais de vivre une relation aussi fusionnelle et aussi débordante avec quelqu'un. C'est aujourd'hui ce que je vis avec toi, et pour rien au monde je ne voudrais perdre ces instants si magiques en ta si douce compagnie...

C'est vrai quoi, j'ai compté, ça fait bientôt une vingtaine de jours sans interruption que nous nous voyons tout les jours. Où tu viens dormir chez moi, même en semaine, où nous mangeons presque quotidiennement ensemble, où nous allons nous chercher à la sortie des cours. J'ai l'impression de vivre avec toi tellement je peux sentir ta présence protectrice contre mon c½ur chaque jours... Il ne nous manquerait plus de vivre ensemble pour que l'extase de bienfaisance de mon corps se fasse ressentir. Enfin. J'aimerai que ces moments puissent durer toujours. Je te donne ma vie sans une once de méfiance et de crainte car je te fais confiance depuis le début, et ce pour toujours je l'espère.

J'ai conscience que le recul est tout de même une chose nécessaire au bon équilibre d'un couple, mais je n'y arrive pas. Je n'y arrive plus. Y suis-je déjà arrivé ? Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu à vrai dire... La seule chose que je sais et que je vois, c'est que de jour en jours, tu es entrain de devenir le pilier central de ma vie et que si un jour ce pilier s'écroule, je tomberais de haut. De très très haut. D'une hauteur vertigineuse qui ne me cassera pas qu'une simple jambe cette fois-ci.

Amicus Certus In Re Incerta Cernitur

Dans une petite semaine, un événement qui a son importance va entrer dans notre vie. Khira, ce petit chaton trôgnon qui va involontairement nous lier encore un peu plus par son symbole. Le symbole que nous posséderons des responsabilités communes à l'égard d'un être vivant. Même si ce bébé ne sera pas humain, j'espère un jour pouvoir partager ce bonheur hors du commun avec toi, car je pense que tu sais dors et déjà à quel point ce désir est grand en moi. Ce sera en somme une première étape éducative. Du moins pour moi.

A me relire, je me rend compte que j'ai balancé en quelques paragraphes des idées non construites en des phrases incongrues... Pour tout dire, je me fou de ce que les gens en penseront, la seule chose que j'ai fait, c'est réitérer des bribes d'histoire qui ne nous concernent que nous... Je t'aime ma puce. J'espère que tu arrives à voir à quel point je pèse mes dires lorsque je te dis ces mots... Je t'aime, et je t'aimerai jusqu'à tant que tu m'accorderas de rester à tes côtés...



Sur un air de [Cliquez ici]

# Posted on Sunday, 28 September 2008 at 12:31 PM

Edited on Sunday, 28 September 2008 at 3:10 PM

Deux mois.

Deux mois.

# Posted on Friday, 05 September 2008 at 5:33 PM

Edited on Saturday, 27 September 2008 at 8:20 PM

Amandine

Amandine
Cela fait plus d'un mois et demi que je n'ai plus écrit. Du moins ici. Mais ce soir, alors que je viens de finir de regarder mon film, et alors que je comptais aller me coucher, j'ai eu envie d'écrire. Cette cigarette qui devait être celle d'avant Morphée me dicta de lever les yeux au ciel. Toutes ces étoiles que j'y ai décelé sont les même que celles qui s'illuminent dans mes yeux à chaque fois que je te vois. Tu es toujours resplendissante, là, à me regarder avec ce sourire qui me fait tant chavirer... Il n'existe aucun mot pour te prouver à quel point mon amour pour toi est sincère et gigantesque. Les expériences du passé m'ont appris que je devais prendre du recul. Dans la conception des choses de ma conscience, je ne peut me résoudre à aimer autant, or le fait est là.

Dans quelques jours cela fera deux mois que nous sommes ensembles. Deux mois. J'ai pourtant l'étrange impression que ça en fait dix de plus. Je me souviens encore la toute première fois ou nous nous sommes vus. Bien que les circonstances furent des plus inhabituelles, au premier regard que j'ai porté sur ton visage si pur, mon c½ur a fait un bond, et déjà à cet instant j'étais envoûté... Il nous aura fallu quelques nuits à bavasser dignement par message pour s'avouer l'inavouable. Deux semaines après la fête de la musique, notre deuxième rencontres, nous ne nous sommes plus lâchés. Mais voilà, aujourd'hui nous en sommes là, unis dans cette sphère d'attendrissement et de bonheur qui nous habitent, nous avançons. Te souviens tu de cette complicité qui en ce temps-là grandissait de jour en jours ?

Amandine, ô toi qui illumine ma vie, tu ne peux t'imaginer à quel point je suis apaisé et à quel point je me sens en sécurité lorsque je suis blotti dans le creux de tes bras. J'aimerai parfois que ces moments puissent durer toujours... Un jour je t'ai dit que tu devais venir du ciel pour être si majestueusement belle, je ne me trompais pas. A toi seule tu incarnes mes rêves les plus fous et impossibles or tu existes bel et bien. Jamais je n'aurai pu croire que je te rencontrerai, toi qui me comprend si bien. Jamais je n'aurai pu croire que cet idéal détruit aurait pu un jour renaître et me rendre si heureux. Je t'aime mon amour.

# Posted on Thursday, 28 August 2008 at 6:55 PM